La coopération institutionnelle constitue l’un des axes majeurs de la stratégie de la coopération française au Gabon. Son action vise à consolider l’état de droit et améliorer la gouvernance, ainsi qu’à appuyer l’amélioration des conditions de vie des populations.
Ses interventions, à caractère transversal, s’appuient sur de multiples secteurs d’activité.
Le service de coopération technique internationale de police(SCTIP) est partie intégrante de l’action française de coopération institutionnelle. Plusieurs officiers de police bénéficient du statut d’assistant technique et œuvrent au titre de conseillers auprès des plus hautes autorités. Leur action porte particulièrement sur la formation, le renouveau de l’Ecole de police de Libreville étant l’une des nombreuses illustrations de leur efficience.
Deux conseillers (un officier et un sous officier supérieur) issus de la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris assistent au titre de conseillers le chef de corps des Sapeurs Pompiers du Gabon. Bien que principalement affectés à des tâches de formation de formateurs, ils participent avec le dévouement qui qualifie leur métier aux interventions les plus délicates.
ETAT DE DROIT ET DEVELOPPEMENT INSTITUTIONNEL
L’action de la coopération dans ce secteur se divise en deux grandes catégories : appui institutionnel et appui à la société civile.
Diverses actions de formation ont eu lieu et de nombreux magistrats ont pu bénéficier de stages de formation. Des séminaires locaux de formation animés par des experts internationaux sont régulièrement organisés .
APPUI A LA REFORME ADMINISTRATIVE
Le rôle de la coopération ne doit en aucun cas se substituer aux droits et aux devoirs de l’Etat souverain, il convient d’accompagner et de soutenir les actions entreprises par les ministères concernés. La coopération française soutient de manière active le vaste plan de réforme entrepris par l’Etat gabonais.
Les interventions de la coopération française dans ce domaine visent à faciliter la formation dans les secteurs prioritaires tels que l’animation culturelle, le sport de proximité dans les quartiers défavorisés, le sport scolaire et universitaire et le mouvement sportif féminin, ainsi que la structuration du mouvement associatif.
LE FONDS SOCIAL DE DEVELOPPEMENT
Le FSD permet le financement de micro-projets de développement au plus près des populations, capable d’accompagner de façon réactive les initiatives.
Ces crédits, sont utilisés dans des buts précis, pour lutter contre la pauvreté et renforcer la société civile. Répartis selon des règles établies, ils sont mis en oeuvre selon des principes et des étapes bien définis.
Partageant la même volonté de lutter contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion et de contribuer ainsi à la maîtrise de la mondialisation en vue de préserver les droits économiques, sociaux et culturels des personnes, l’Etat et les acteurs non gouvernementaux ont compris l’intérêt de conjuguer leurs efforts.
Le renforcement des sociétés civiles et des capacités locales est aujourd’hui une préoccupation fondamentale, dans l’esprit des cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté. Les collectivités territoriales sont des acteurs privilégiés de la coopération non-gouvernementale. Leur savoir-faire en matière de développement local va bien au-delà des problématiques de décentralisation et de développement urbain. Leur action se décline de plus en plus en partenariat avec les Organisations de solidarité internationale.
